đŠ Dou A Contre Le Mauvais Oeil En Arabe
Autocollant: Invocation contre le mauvais oeil âBismillah Masha Allahâ. 1,20 âŹ. â BismillĂąh MĂąshĂąâ Allah, lĂą quwwata illĂą billĂąh. â. âAu Nom de Dieu, telle est la volontĂ© (et la grĂące) dâAllah ! Il nây a de puissance que par Allah.â.
Salamu`alaykum, Cette invocation a pour effet bénéfique de protéger et guérir des maux provoqués par le mauvais oeil. La vidéo se présente comme les autres, audio pour écouter la prononciation (téléchargeable sur le site), l'invocation écrite en langue arabe, puis en phonétique, puis la traduction en français. Comme suit:
risquerun petit bouton en 10 lettres. blocage perte de poids aprĂšs grossesse; hearthstone duels passive treasures tier list; prochaine ouverture primark cergy; paces remonter dans le classement. jacqueline mercorelli sa famille mercotte et son mari; sara signification biblique; enseignement scientifique terminale programme
Merçid'avoir pris le temps de répondre , cette soeur ne fréquente pas ces gens là mais elle les cotoient par son travail actuel, et elle me dis qu'elle ce sent toujours déçue car elle as beau faire du bien mais souvent les gens lui tournent le dos ou lui font du mal en l'ignorant du coup cela la blesse profondement. Je lui dis que est Grand et que sa patience et son courage et le fais
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Lessecrets mystiques du saint coran SECRET DU MONDE Pour se guĂ©rrir de tout mal que ce soit sorcelleries, mauvais oeil ou esprit malĂ©fiques! Zikr 1111 ALLAHOU CHAAFI ALLAHOU KAAFI durant 11 jours et observer le changement Nombreux sont les hadiths oĂč le ProphĂšte (pbsl) exhorte le musulman Ă manger du produit du travail de ses mains et Ă Ă©viter par fiertĂ© de
Dire: « Je prends refuge dans les paroles parfaites de Dieu, celles que ne peut transgresser un pieux ni un dépravé, contre tout mal qu'II a créé, façonné et multiplié, contre les méfaits de ce qui descend du ciel et de ce qui y remonte, contre les méfaits de ce qui accroßt sur terre et de ce qui en ressort, contre les méfaits des tentations du jour comme de la nuit et contre les
Maisrassurez-vous, contre le mauvais Ćil, il y a des remĂšdes sĂ»rs. Quel est le meilleur moyen de se protĂ©ger du mauvais Ćil? Le cinquiĂšme moyen de se protĂ©ger du mauvais Ćil est « lâacte de dĂ©pouiller le cĆur de la pensĂ©e et de la prĂ©occupation liĂ©es Ă lâenvieux ». Nous pouvons donc chasser le mal de lâenvieux en ne
Actuellement en direct sur Loading SAWS est l'abrégé de : Salla Allahou alayhi Wa Salam " Allah et ses Anges prient sur le ProphÚte. O croyants, priez pour lui et louez-le." ( Sourate 33, verset 56 ). Et d'aprés Al-Husayn, le ProphÚte ( Salla Allahou alayhi wa Salam) a dit : " L'égoßste, c'est celui qui ne prie pas sur moi quand mon nom est prononcé en sa présence.
IbnMandhour dans son livre Lissane Al Arabe écrit :Le mauvais oeil consiste à atteindre une personne d'un mal qui se transmettra par le regard de l'oeil".Ibn Al Quaim dit :L'origine du mauvais oeil est motivé par l'admiration qui fera en sorte que ce regard sera transmetteur d'un effet maléfique qui causera des dégùts important sur la personne regardée".
Invocationcontre le mauvais oeil Al-Haçan et Al-Houçayn, les petits-fils du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ont été atteints par le mauvais oeil. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en a été chagriné. L'ange Jibril ^alayhi s-salam est alors venu à lui et lui a enseigné une rouqyah .
Ănotre Seigneur, accorde-nous un bien dans le bas-monde et un bien dans lâau-delĂ et prĂ©serve-nous du chĂątiment de lâenfer. à ۧÙÙÙ All a h, pardonne-nous, fais-nous misĂ©ricorde, guide-nous, protĂšge-nous, guĂ©ris-nous. Et la louange est Ă Dieu, Le
Invocationdou`a contre le mauvais oeil (suite) arabe français phonétique audio Publié le 23 Mai 2011 Invocation à dire pour se protéger et guérir des maux provoqués par le mauvais oeil. Pour réciter cette invocation pour une personne [- pour la préserver du mauvais oeil, et également pour celle qui a été atteinte par le mauvais oeil -], on remplace la parole (^ a fin i) par (^ a
Voirplus d'idées sur le thÚme mystique, telecharger livre gratuit pdf, telecharger livre gratuit You have remained in right site to start getting this info Sachet de graines de maïs C'est dans le souci d'une continuité de service, en attendant de régler le problÚme cette recette permet oci cette recette permet oci. NB: Nous avons décidé d'ouvrir une nouvelle page à cause des
Lemot arabe âdouaâ est le masdar (nom verbal) du verbe DaâĂą, qui signifie demander, appeler. En Islam, faire une invocation (Doua), câest le fait de demander Ă Allah le TrĂšs-Haut ce dont nous avons besoin. Le Musulman demande Ă son CrĂ©ateur, et uniquement Ă Lui, tout ce dont il a besoin ici-bas en matiĂšre de subsistance : nourriture, logement, santĂ©, enfants) ; mais il ne
VhZx. Il semble que la page que vous tenter dâafficher et partir en voyage.
Les secrets de la BasmallahŰšÙŰłÙÙ
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ÙBismillahi Rahmani RahimAu nom dâAllah, le Tout MisĂ©ricordieux, le TrĂšs lâeffet des djinns ou dĂ©mons rĂ©citer un basmala » avant dâentrer chez soi ou dans un lieu de vous coucher rĂ©citer 21fois la Basmallah suffit comme protection contre les afarites et les chayatines basmalla Ă©crit 100fois puis enterrer dans son champ, vous donne une bonne et abondante tout besoin ipso facto in extento, rĂ©citer 2500fois la basmallah aprĂ©s la priĂ©re de SoubhPour la grande ouverture RĂ©citer quotidiennement 777 basmala ». Vous nâaurez plus besoin de voyager pour avant la priĂšre de jumma pour avoir lâexaucement dâun souhait avec la trouver du travail rĂ©citer matin et soir 787 Basmallah et le clĂŽturer par 16fois la sourate iza jaâa avoir un bon enfant et quâil soit protĂ©ger de shaytane rĂ©citer 1 fois avant les rapports avec son conjoint dire Bismillahi Rahmani Rahim AllĂąhumma jannibnĂą sh-shaytĂąna, wa jannibi sh-shaytĂąna mĂą razaqtanĂąPour avoir une renommĂ©e et une richesse inespĂ©rĂ©es RĂ©citer quotidiennement le dimanche Ă la levĂ©e du soleil, 313fois la basmala + 313 salaatou alaa matin avant le levĂ©e du soleil RĂ©citer la basmallah 300fois et le clĂŽturer par 100 salat al nabi pour avoir beaucoup de chance et de facilitĂ© dans les activitĂ©s lâexhaussement dâun vĆu RĂ©citer en une seule sĂ©ance 12000 basmala ». AprĂšs chaque 1000 basmala » faire 2 rakas ». A la fin, formuler votre vĆu et clĂŽturer par 100 salaatu alaa Nabi ».Contre lâadultĂšre Pour les hommes En portant votre pantalon, rĂ©citer 1 basmala » en mettant votre pied droit, un autre basmala » en mettant le pied gauche et A ouzou bilaahi mina chaytaani radjim ». Jamais vous ne lâenlĂšverez pour faire lâ les femmes En nouant son pagne, elle peut rĂ©citer un basmala » en posant lâun des bouts de celui-ci par la main droite et un autre basmala » en posant lâautre bout du pagne et A ouzou bilaahi mina chaytaani radjim » en poussant le bout Ă lâintĂ©rieur par le doigt le pousse.Protection AprĂšs chacun des cinq priĂšres, dire bii man, bii sama doom, bii sama alal, sammĂ© naako bismi llahi rahmaani rahim ». Souffler sur la main droite et faire passer sur le le viol RĂ©citer 3 fois aprĂšs la priĂšre du matin Bismilaahi teu, rahmani teu, rahimi teu, teu goor, teu jigueen, teu lĂ©pp lou juguĂ© ci ndigal goor dĂ©m ci ndigal jigueen ». Souffler sur la main droite et faire passer sur le visage. Personne ne pourra te certains dĂ©boires ou accidents comme dĂ©boitement, fractures, etc. RĂ©citer 33 basmala » aprĂšs chacune des cinq ne pas ĂȘtre chassĂ© de son poste de travail ou combattu RĂ©citer aprĂšs chacune des cinq priĂšres 50 basmala, 1kursiyu, 1 salatou alaa Nabi »Anti missile RĂ©citer 71 basmala » soit lâadad » de Alif Lam Mim, aprĂšs chaque priĂšre dâAl Asr. Celui qui le fait aura toujours le dessus sur ses ennemis et oĂč tu seras, ils ne seront jamais la mort brutale et le ndjibar » RĂ©citer 21 basmala » avant dâaller au 500fois au poids mystique de Matinou pour protection globale et avoir une protection redoutable contre tout attaque dâennemi, rĂ©citer 1111fois la Ă©tre aimer par une personne, ou attraper un homme ou une femme rĂ©citer 787fois sur de lâeau donner Ă boire Ă lâĂ©tre visĂ©!Pour dĂ©velopper la lâintĂ©ligence et la mĂ©moire dâun enfant crancre, rĂ©citer 787fois la basmalla sur de lâeau & donner Ă boire a jeune a lâenfant , rĂ©pĂ©ter le procĂ©ssus durant 7joursLa basmalla Ă©crit 180fois & lâattacher dans les filets de pĂ©ches, incha ALLAH vous allez attraper beaucoup de basmalla Ă©crit 40fois puis le diluer avec de lâeau de zam zam ou eau de puit vous guĂ©rrit de tout maladie 66fois et le melanger avec les plantes que vous prenez pour traiter une maladie vous donne une bonne RĂ©citer 100 basmala » aprĂšs chacune des cinq SALALAHOU ALA SEYDINA WA MAWLANA MOUHAMMADINE WASALAMA TASLIMANEWal Lahou Ahlampaasy4117
Quâest-ce que le Nafs et comment le combattre BismiLlĂąhi ar-Rahmani ar-Rahim, Introduction Chaque ĂȘtre humain possĂšde un Nafs en lui, il est donc essentiel que chacun comprenne de quoi il sâagit, car on ne peut combattre et vaincre son ennemi que si on le connait. Le nafs veut vous duper et vous avez besoin dâapprendre comme prendre le dessus. De la mĂȘme maniĂšre que le Sheykh souhaite vous guider vers le ProphĂšte Muhammad ï·ș, Shaytan souhaite vous emmener vers le Nafs, câest-Ă -dire que vous vous sentiez libre de faire tout ce que vous voulez tout ce que votre nafs vous suggĂšre. Mise en garde La lecture de cet article doit mener le lecteur Ă agir selon ce quâil aura appris. Ce nâest pas une lecture uniquement thĂ©orique divertissante, auquel cas le nafs de divertira Ă lire sa propre histoire et cela ne fera que le renforcer encore un peu plus. Objectifs de lâarticle 1/ Comprendre la nature du nafs 2/ Devenir vigilant face Ă ses dĂ©sillusions et Ă ses techniques 3/ Commencer les Ă©tapes pratiques pour le purifier Avant de commencer, il est essentiel de comprendre quelles sont les diffĂ©rentes parties qui composent un ĂȘtre humain tel quâil Ă©volue dans ce bas-monde. â Le corps â Lâintellect â Le cĆur â Lâesprit Ruh â la soi spirituel, la force vitale Dâentre ces quatre parties, laquelle est nous », laquelle est moi » ? Sommes-nous le corps, lâesprit, le cĆur ou lâintellect? Si cet ensemble nous permet dâĂ©voluer sur terre selon ce quâAllĂąh a dĂ©crĂ©tĂ©, il faut savoir que nous », câest lâesprit. Et lâesprit utilise les trois autres Ă©lĂ©ments qui sont des outils. Si on prend pour exemple la main, Ă moins dâun handicap, la main nâa pas dâautre choix que dâobĂ©ir Ă lâesprit. Si je lui commande de sâouvrir elle sâouvre, si je lui commande de se fermer, elle se ferme. Lâesprit a le contrĂŽle total sur tout le corps. Mais nous ne sommes pas ce corps, il nâest quâun outil. Si on prend pour exemple lâintellect, de la mĂȘme maniĂšre que nos organes corporels ont leurs facultĂ©s la main saisir, lâĆil voit, le pied marche, lâoreille entend, etc., lâintellect Ă aussi son pouvoir sa facultĂ©. Le pouvoir de lâintellect, câest de raisonner, de dĂ©cider entre ce qui est bon et ce qui est mauvais. Mais nous ne sommes pas lâintellect, il nâest quâun outil. Etc. Il existe encore autre chose en nous, il sâagit du nafs le soi Ă©motionnel, lâentitĂ© qui dĂ©sire. Et tout comme nous ne sommes pas le corps, lâintellect⊠nous ne sommes pas non plus le nafs. Voyons de quoi il sâagit lorsquâon parle du nafs⊠Point n° 1 Le nafs ne possĂšde pas la capacitĂ© de rĂ©flĂ©chir. Il ne rĂ©flĂ©chit pas, câest nous qui rĂ©flĂ©chissons. Le nafs peut suggĂ©rer, mais câest nous qui avons la capacitĂ© Ă rĂ©flĂ©chir, Ă se souvenir, Ă anticiper, Ă planifier. Nous possĂ©dons lâintellect, donc nous seuls prenons les dĂ©cisions. Câest la raison pour laquelle il est vain de dâaccuser son nafs, car sâil suggĂšre, rien ne nous oblige Ă suivre ce quâil suggĂšre. Câest aussi nous qui donnons au nafs le pouvoir dâutiliser ou non lâintellect. Nous sommes les dĂ©cisionnaires et nous seuls pouvons choisir entre le bien et le mal. Point n°2 Nous ne sommes pas le nafs, nous sommes lâEsprit Ruh. LâEsprit est pure, créé par AllĂąh Ă partir de la lumiĂšre [1] du ProphĂšte Muhammad ï·ș. Lorsque nous sommes nĂ©s dans ce bas-monde, le nafs a Ă©tĂ© placĂ© en nous et lui aussi Ă©tait pur. [2] Il ne pouvait quâavoir des dĂ©sirs je veux ci, je veux çaâŠ. Un grand danger et une grande dĂ©ception pour lâĂȘtre humain, câest de penser et de croire quâil est ce nafs et que ce nafs câest lui. Si on pense Ă tort quâon est une seule entitĂ©, câest-Ă -dire que nous ne sommes pas composĂ©s de ce que nous avons Ă©noncĂ© plus haut, alors le nafs Ă tout loisir de nous suggĂ©rer les choses les plus mauvaises quâil soit possible dâimaginer. Câest alors que la personne se met Ă se demander ce qui cloche en elle, pourquoi elle pense Ă des choses si mauvaises, ou pourquoi elle dĂ©sire tant tel ou tel types de pĂ©chĂ©s. Lâexemple le plus parlant Ă propos de cela concerne les personnes homosexuelles ou lesbiennes. Ne les avez-vous jamais entendus dire quâelles sont nĂ©es comme ça ? Le nafs Ă lâintĂ©rieur dâeux-mĂȘmes leur suggĂšre fabrique une excuse, fabrique une excuse⊠». Le nafs aime ce chemin quâils ont pris, alors le nafs dupe la personne en lui faisant croire quâil est la personne et que la personne est lui, quâelle est nĂ©e comme ça et quâil nây a donc rien de mal en cela. Et on rencontre cela mĂȘme dans la communautĂ© Musulmane. La meilleure chose pour ces personnes est quâelles sachent quâelles ne sont ni gays, ni lesbiennes, ni homosexuelles, mais que câest leur nafs qui se trouve en elles qui lâest. Câest leur nafs qui possĂšde ce dĂ©sir et si la personne arrive Ă comprendre que ce nâest pas elle qui est atteinte, mais son nafs alors elle pourra commencer Ă entreprendre ce travail pour sortir de ce cercle vicieux. Chez les personnes concernĂ©es, il y a cette chose appelĂ©e coming-out » qui consiste Ă annoncer publiquement son homosexualitĂ©. Pourquoi cela ? Parce que la personne cachait son homosexualitĂ©, comme dâautres peuvent cacher leur addiction Ă lâalcool, Ă la pornographie, Ă lâadultĂšre, etc. Si on le cache, câest parce quâon sait que câest une mauvaise chose qui sera mal perçue, alors on le cache parce quâon se sent coupable. Votre intellect sait que câest mal, alors votre nafs vous suggĂšre de le cacher afin de le prĂ©server. LâĂ©tape qui vient ensuite, câest que le nafs, qui se sent lui aussi coupable suggĂšre Ă la personne de ne plus se sentir coupable. Pour se libĂ©rer de cela, le nafs encourage la personne Ă assumer son pĂ©chĂ©. Câest cela le coming-out », une ruse du nafs pour se libĂ©rer de ce sentiment de culpabilitĂ©, car si vous souffrez, il souffre avec vous. RĂ©alisez que vous nâĂȘtes pas votre nafs et parlez avec votre nafs et dites lui que nous nâĂȘtes pas lui et quâil nâest pas vous. Dites-lui quâil est votre ennemi. Certes le nafs ne possĂšde pas dâesprit, mais en agissant ainsi, cela permet de se faire un rappel efficace Ă soi-mĂȘme. Point n°3 La plus grosse duperie du nafs câest de vous faire croire que vous ĂȘtes lui et quâil est vous. Câest pourquoi lorsque certains Mashaykh sermonnent une personne, ils sâadressent directement Ă son nafs. Par consĂ©quent, si un Sheykh vous sermonne, soyez-en heureux, car câest un remĂšde pour vous. Le nafs en a besoin. Point n°4 Si vous avez parfois donnĂ© lâavantage Ă votre nafs, cela ne signifie pas que vous avez perdu la guerre. Vous avez juste perdu une bataille. Ce nâest pas parce quâon a cĂ©dĂ© une fois aux suggestions du nafs que tout est perdu, que les bonnes actions accomplies sont perdues ou que le combat est perdu. AllĂąh est le tout MisĂ©ricordieux et Il sait quâil sâagit dâune lutte et Il nâattend pas de nous que nous purifiions ce nafs en un jour. Donc, si une faute a Ă©tĂ© commise, il faut se repentir et continuer Ă combattre, car cela prend du temps Jihad an-Nafs. Point n°5 Câest seulement lorsquâon exprime le mauvais dĂ©sir du nafs quâon devient pĂ©cheur, pas avant. Prenons pour exemple la mauvaise jalousie. Celle-ci se situe dans le nafs et non dans la personne. Si la personne embrasse ce mauvais dĂ©sir avec son cĆur, et quâelle entretient profondĂ©ment en elle ce dĂ©sir, alors elle autorise lâenvie Ă vivre Ă lâintĂ©rieur dâelle-mĂȘme. Cette maladie se place alors dans le cĆur Pourquoi untel possĂšde tel bien et pas moi, il ne le mĂ©rite pas, câest plutĂŽt moi qui devrais lâavoir, etcâŠ. Penser Ă mal dâun Musulman est un pĂ©chĂ© de lâintellect; quâen savons-nous quâil ne mĂ©rite pas ce quâil a ? Et qui sommes-nous pour remettre en cause un bien quâAllĂąh a accordĂ© Ă telle ou telle personne ? Une fois que lâintellect est touchĂ©, il met en place des plans et la personne est susceptible de passer Ă lâaction mĂ©disance, calomnie, essayer de nuire Ă lâobjet de convoitise, etc. et de commettre ainsi des pĂ©chĂ©s. La bonne nouvelle est que si cette jalousie reste au niveau du nafs et quâon ne la laisse pas de manifester dans le cĆur, dans lâintellect ou via le corps langue, mainsâŠ, alors on ne commet pas de pĂ©chĂ©. Un dĂ©sir du nafs doit donc ĂȘtre combattu en permanence afin quâil ne puisse pas sâexprimer dans le cĆur, lâintellect ou via le corps. Point n°6 Le nafs est un ĂȘtre spirituel et non physique Il est en nous et il souhaite utiliser nos organes, notre intellect, notre cĆur et tout ce quâil est possible dâutiliser dans le but de satisfaire ses dĂ©sirs. Point n°7 Le nafs ne souhaite que profiter et manifester les mauvais dĂ©sirs avec le corps, lâesprit ou le cĆur, mais nous ne sommes pas responsables pĂ©cheurs pour ses dĂ©sirs. Imaginons que vous soyez mariĂ©, et que vous soyez attirĂ© ponctuellement par une autre personne. Cette simple attirance nâengendre pas un pĂ©chĂ©. Il convient cependant rappelons-le de baisser et de prĂ©server son regard et de ne pas regarder les personnes du genre opposĂ©. Tant que ce dĂ©sir ne sâest pas manifestĂ© la personne rompt son mariage, commence une nouvelle relation⊠alors il nây a pas de pĂ©chĂ©. Par contre si la personne suit son nafs et commence Ă regarder lâobjet de son dĂ©sir, alors ce dĂ©sir comme Ă grandir chaque fois un peu plus. Le ProphĂšte ï·ș a dit Le regard est une flĂšche empoisonnĂ©e parmi les flĂšches de Satan » Abou Dawud. Si ce dĂ©sir existe, il est important de ne pas le manifester. Ă lâinverse, un autre Ă©tat du nafs peut-ĂȘtre que la personne nâĂ©prouve aucun dĂ©sir pour son mari ou son Ă©pouse. Le nafs passe par beaucoup dâĂ©tats diffĂ©rents et un jour il peut avoir tel dĂ©sir et un autre jour un dĂ©sir complĂštement diffĂ©rent, tout comme on le voit chez un enfant qui un jour veut une glace et le lendemain il veut du chocolat et de dĂ©sintĂ©resse de la glace. Plus on nourri son nafs et plus il grandit ; moins on le nourrit et plus il sâaffaiblit. Câest la raison pour laquelle il ne faut nourrir que ses dĂ©sirs licites comme par ex. Ă la rupture du jeĂ»ne, le nafs rĂ©clame Ă manger et on a plusieurs options eau, dattes, mangue, carottesâŠ. Dans ce cas prĂ©cis, si le nafs prĂ©fĂšre la mangue aux carottes, il nâest pour autant pas nĂ©cessaire de se forcer Ă manger des carottes, car il sâagit de deux choses licites, donc on peut choisir celle que lâon prĂ©fĂšre. Ce sont deux options halal et dans ce cas lĂ , on est autorisĂ© Ă nourrir son nafs. Donc si le dĂ©sir concerne la nourriture, on choisira celle qui est licite, si le dĂ©sir concerne le sexe, on choisira la relation maritale, si le dĂ©sir concerne la musique, on choisira les nasheeds et ainsi de suite. Il y a toujours une option licite et le droit du nafs câest que vous le nourrissiez de ce qui est licite. Point n°8 On peut et on doit sermonner notre propre nafs comme moyen de nous sermonner nous-mĂȘmes. Admettons quâon aime voir les autres de disputer, câest une maladie du nafs malveillance, car on prĂ©fĂšre voir les gens dĂ©battre et se quereller plutĂŽt quâils soient en paix. DĂšs quâon ressent ça, alors on doit sermonner notre nafs Ă nafs, câest mal, tu souhaites le mal pour les gens et non le bien⊠». Ceci demande que nous fassions attention Ă notre intĂ©rieur, car celui qui sâen fiche nây prĂȘtera mĂȘme pas attention, cet Ă©tat fait partie de sa vie et il ne sait mĂȘme pas que câest une maladie qui doit ĂȘtre guĂ©rie. Il faut faire son introspection. Si on a un Sheykh de Tazkiyyah/Tassawuf, il ne fait pas lui cacher ce type de maladie, car il sera en mesure de vous donner la solution vous permettant de guĂ©rir de cette maladie. La raison pour laquelle il est important de sermonner son nafs, câest pour accroĂźtre la distance entre lui et nous, afin de prendre conscience et de rĂ©aliser concrĂštement que nous ne sommes pas lui et quâil nâest pas nous. Point n°9 Le nafs ne pense pas Ă lâavance. Le nafs nâest pas capable de planifier, il souhaite simplement profiter de lâinstant. Il utilise alors notre intellect pour planifier les pĂ©chĂ©s et les reporter si au moment prĂ©sent ce nâest pas possible. Câest pourquoi il faut le combattre et ne mĂȘme pas lui laisser lâopportunitĂ© de penser Ă un pĂ©chĂ©. Point n°10 Le nafs veut profiter maintenant, il vit pour le moment prĂ©sent. Mais pour les mauvaises raisons, car il ne cherche pas lâAgrĂ©ment ou la proximitĂ© dâAllĂąh, mais cherche uniquement Ă se satisfaire, Ă profiter. Point n°11 Le nafs ne se soucie pas de savoir si telle chose est halal ou haram. Imaginons quâon nous donne un paquet de biscuit, le nafs nous dit alors mange, mange, ne regarde pas la composition, tu verras ça plus tard ». Alors, on ouvre le paquet, on mange le biscuit et une fois quâon a fini, on regarde le paquet pour voir ce quâil en Ă©tait. Si maintenant on prend lâexemple de lâalcool, on sait quâil est responsable de la mort de millions de personnes chaque annĂ©e dans le monde. En France, lâalcool est responsable de la mort de personnes/an. Ce qui reprĂ©sente environ 8% de la mortalitĂ© totale ! [3] Mais alors pourquoi nos gouvernements ne lâinterdisent pas ? Tout simplement, car leur nafs aime ça et que sâils devaient lâinterdire ils ne pourraient plus en consommer eux-mĂȘmes. Le nafs ne se soucie pas de savoir si telle chose est halal ou haram, contrairement Ă Shaytan qui lui souhaite sciemment nous pousser vers le haram pour nous emmener en enfer. Il utilise les dĂ©sirs du nafs contre nous. Câest pourquoi il ne faut pas laisser Shaytan connaitre nos faiblesses et quâil ne faut pas les manifester. Point n°12 Le nafs Ă©volue, il passe de mauvais Ă bon, mais aussi de bon Ă mauvais. Tout Musulman sait que le nafs peut ĂȘtre purifiĂ©. Mais il est beaucoup plus rare que nous sachions quâil peut se souiller. Point n°13 Le nafs ne peut devenir purifiĂ© que si on lutte contre lui. Comment le combattre ? A chaque fois que le nafs nous suggĂšre quelque chose dâillicite, on ne lui obĂ©it pas. Si une femme passe Ă proximitĂ©, on baisse le regard, si une musique passe Ă la radio, on Ă©teint la radio, si on se met Ă penser du mal dâun Musulman on arrĂȘte sur-le-champ, etc. Seule cette lutte permet de purifier le nafs. Point n°14 * important * Faites ce quâil ne veut pas que vous fassiez tant que câest conforme Ă la Shariâah. Le nafs ne veut pas vous voir prier ? Alors, priez. Le nafs ne veut pas que vous fassiez votre routine quotidienne de Dhikr ? Faites votre Dhikr et mĂȘme augmentez-le. Le nafs ne veut pas que vous vous leviez pour salat as-Subh ? Levez-vous et priez le Subh et tous les Subhs suivants. A contrario, il est important de se rappeler que si le nafs nous suggĂšre quelque chose de bien, comme Ne regarde pas cette fille, elle nâest pas ta mahram », alors câest un bon signe, câest quâil est purifiĂ© sur ce point, on ne va donc pas le rendre impure en lui dĂ©sobĂ©issant sur ce point alors quâil nous suggĂšre ce qui est bien. Câest pourquoi il est important dâavoir des connaissances religieuses de maniĂšre a ĂȘtre capable de distinguer entre ce qui est licite et ce qui est illicite. Point n°15 * important * Ne faites pas ce quâil veut que vous fassiez si câest non conforme Ă la Shariâah. Cela sâapplique Ă tous les pĂ©chĂ©s quâune personne est susceptible de commettre. Il y a des pĂ©chĂ©s pour des actes quâon ne fait pas ne pas prier, ne pas jeĂ»ner pour RamadanâŠ, tout comme il y a des pĂ©chĂ©s pour des actes quâon effectue regarder lâillicite, mĂ©direâŠ. Le nafs veut que vous regardiez quelque chose dâillicite comme de la pornographie ? Ne le faites pas. Le nafs veut que vous mĂ©disiez sur autrui. Abstenez-vous de le faire. Retenez votre langue. Le nafs veut que vous vous mettiez en colĂšre ? MaĂźtrisez-vous. Etc⊠Câest en effectuant ce combat quâon se purifie. Point n°16 Il devient de plus en plus faible jusquâĂ ce quâil se soumette. Plus on lutte contre son nafs, plus il sâendort se soumet. Point n°17 Cette Ă©tape ne peut ĂȘtre atteinte que si on se soumet Ă son Sheykh. Pour que le nafs se soumette, le Murid disciple doit se soumettre Ă son Sheykh de Tazkiyyah qui lui-mĂȘme sâest soumis au ProphĂšte Muhammad ï·ș, qui lui-mĂȘme sâest soumis Ă AllĂąh azawajjal. Par exemple, votre Sheykh va vous demander de vous abstenir des pĂ©chĂ©s relatifs aux oreilles. Une fois rentrĂ© Ă la maison, le nafs va vous dire Vas-y, balance du bon son ! », mais lĂ vous lui direz Non, je ne peux pas faire cela, je ne le ferai pas ! Car mon Sheykh mâa demandĂ© de mâabstenir des pĂ©chĂ©s des oreilles ». Le nafs essayera alors de vous inciter par un moyen ou un autre et Ă chaque fois il suffira de lui dire non ! » . Au bout dâun moment, le nafs finira par se soumettre et il se conformera, il nây aura plus de conflits. Câest seulement en luttant quâon parvient Ă cela. Point n°18 Le nafs dort, mais il ne meurt pas. Dans cet Ă©tat de sommeil, il est toujours prĂ©sent en nous, mais il ne sâoppose plus. Pour autant il nâest pas mort. Il meurt quand nous mourrons. Il est donc important de rester vigilant. Point n°19 Paix -> Guerre -> Paix Avant quâune personne commence ce chemin de purification, elle se sent en paix, car elle pense quâelle est une seule personne. Imaginez si depuis que vous ĂȘtes nĂ©, vous aviez une personne derriĂšre votre Ă©paule et que vous faisiez tout ce quâelle vous suggĂšre⊠au bout dâun moment vous lâoublieriez. Mais au moment oĂč vous vous tournez vers elle et que vous lui dites NON », câest lĂ que la guerre commence, et ce, jusquâĂ ce que la personne se soumette et sâefface. Ă ce moment-lĂ , on expĂ©rimente Ă nouveau le sentiment de Paix. Mais cette paix est bien meilleure que la premiĂšre, car dans le premier cas, le nafs utilise ce bas-monde comme Paradis, car il veut profiter de tout et tout de suite, tandis que dans le second cas, on utilise al-Akhira comme lieu de Paradis et câest un bien meilleur choix. Si on laisse le nafs utiliser cette duniya bas-monde comme Paradis, il est clair que nous ne pourrons pas avoir le Paradis dans lâau-delĂ . Il faut faire un choix. Point n°20 * important * Vous ressentez ce quâil ressent et il ressent ce que vous ressentez. Durant cette lutte, vous trouverez probablement parfois que câest pĂ©nible, et votre nafs ressentira la mĂȘme chose. De la mĂȘme maniĂšre, il ressentira que câest pĂ©nible et du coup, vous aussi. Vous ressentez ce quâil ressent et il ressent ce que vous ressentez. Donc, parfois cela se traduira par de la peine, parfois par de la joie, parfois par de la dĂ©pression, etc. Mais au final, si on tient bon, il se purifie. Le Musulman doit alors se rappeler que nous ne sommes pas des adorateurs des sentiments abd al-sentiments âŠ, mais des serviteurs dâAllĂąh abd AllĂąh et quâil convient donc de continuer cette lutte quelque soit le sentiment ou le manque de sentiment ressenti. Point n°21 Il est plus dur de combattre un sentiment quâune pensĂ©e. Câest la raison pour laquelle les Mashaykhs disent Celui qui a vaincu son nafs, Ă vaincu Shaytan ». Pourquoi ? Car Shaytan nâa que les pensĂ©es Ă utiliser pour vous combattre suggestions , tandis que le nafs utilise les sentiments/Ă©motions et les pensĂ©es et il est beaucoup plus dur de lutter contre les sentiments que contre les pensĂ©es. Si les pensĂ©es vont et viennent, les sentiments restent parfois longtemps. Ne soyez pas inquiets si vous avez un mauvais sentiment en vous, soyez conscient que câest votre nafs et non vous et que cela peut se guĂ©rir en luttant contre. Point n°22 Une dĂ©sir puissant du nafs reprĂ©sente votre plus grosse faiblesse et Shaytan lâutilisera contre vous. Câest la raison pour laquelle il est important de se poser la question suivante Quelle est donc ma plus grosse faiblesse » ? Certains en ont une, dâautres deux ou trois ou plus. Il faut connaitre ses points faibles, car câest par cette porte ou ces portes que Shaytan entrera. Saydinna Sheykh Abd al-Qadir al-Jilaniyy ۱ŰÙ
Ù Ű§ÙÙÙ a dit Transformez vos faiblesses en force ». Cela signifie travaillez dessus jour aprĂšs jour, comme celui qui va faire de la musculation chaque jour et travaille tel muscle plus faible jusquâĂ ce quâil devienne fort et puissant. De cette maniĂšre, on ferme les portes que Shaytan utilise. Point n°23 En prioritĂ©, il faut purifier les mauvaises sortes de nafs. Il sâagit de ceux qui aiment les pĂ©chĂ©s et qui incitent au mal. Si notre nafs fait partie de cette catĂ©gorie, il est urgent de commencer un programme de purification. Point n°24 Nous dĂ©cidons, le nafs ne peut pas nous forcer, il ne possĂšde que les armes du dĂ©sir et du souhait. Il est inutile dâaccuser son nafs dâĂȘtre responsable de nos pĂ©chĂ©s, car sâil il nous suggĂšre, au final câest nous qui prenons la dĂ©cision de faire ou de ne pas faire. De la mĂȘme maniĂšre que si quelquâun nous dit Vas-y vole ce tĂ©lĂ©phone qui est posĂ© là », personne ne nous y oblige et la dĂ©cision ainsi que la responsabilitĂ© nous reviennent. Ainsi, ce nâest pas Shaytan ou le nafs qui devront rendre des comptes pour nos actions au jour du Jugement, mais notre esprit seul. Point n°25 Une fois le naf Ammarah » qui incite au pĂ©chĂ© vaincu, il devient nafs Mutmaâinnah » apaisĂ©. AprĂšs la lutte, le nafs sâapaise, comme stipulĂ© dans le Saint Coran O toi, Ăąme apaisĂ©e ! Retourne auprĂšs de ton Seigneur, satisfaite et agréée ! Sois dĂ©sormais du nombre de Mes serviteurs et sois la bienvenue dans Mon Paradis ! » [4] Point n°26 Finalement, le nafs penche vers le bien et il est toujours satisfait de la volontĂ© dâAllĂąh. Ce type de nafs est nommĂ© Raadhia » agréé. Le temps est pluvieux en plein mois dâaout ? Câest la volontĂ© dâAllĂąh, le nafs est heureux. LĂ oĂč dâautres se plaindront, celui qui a un nafs agréé ne se plaindra pas et au contraire sera heureux, car câest la volontĂ© dâAllĂąh qui sâapplique. Point n°27 * point pratique * Lors dâune assemblĂ©e consultative mashwara, votre rĂ©action devrait ĂȘtre Mon opinion est la moins bonne, je suis bas, leur opinion est correcte ». Mais malgrĂ© cela, donnez votre opinion. Lors de ce type dâassemblĂ©e, plusieurs opinions sâopposent. La personne doit penser intĂ©rieurement que son avis est le plus faible et que celui des autres est meilleur humilitĂ©. Elle donnera malgrĂ© tout son opinion. Si les autres ne tiennent pas compte de votre avis, soyez-en satisfait et pensez que vous ne devrez pas rendre des comptes sur ce point prĂ©cis, car ils ont choisi une autre opinion. Ainsi, si une personne sâen prend Ă vous pour votre opinion, faites en sorte de ne pas retourner ensuite cela contre la personne. Faites en sorte que cela nâatteigne ni le cĆur, ni lâintellect, mais dirigez-le directement vers votre nafs et ainsi vous pouvez ĂȘtre purifiĂ© Ă travers les gens. Si on prend lâexemple de Issa alayhi salaam, lorsque des gens lâinsultaient, il rĂ©pondait en faisant des douâas bĂ©nĂ©fiques pour ceux qui lâagressaient quâAllĂąh te bĂ©nisse, quâAllĂąh te rĂ©compense, etcâŠ. Ces disciples en furent Ă©tonnĂ©s et lorsquâils lui demandĂšrent pourquoi il agissait ainsi, il leur rĂ©pondit Si vous avez une gamelle contenant du lait, peut importe comment vous la secouez, seul du lait en sortira ». Donc si vous avez le bien en vous, seul le bien sortira de vous, quel que soit le mal subit. Point n°28 Si votre langue est silencieuse, mais que votre esprit continue de penser du mal dâautrui et que votre cĆur embrasse des mauvais sentiments Ă lâencontre des gens, vous continuez le processus de souillure. Si on combat la langue, il ne faut pas pour autant autoriser lâesprit Ă penser du mal ou le cĆur Ă avoir des mauvais sentiments Ă lâencontre de telle ou telle personne. Sans quoi, si la langue se purifie, le cĆur et lâesprit eux deviennent davantage souillĂ©s impurs. Point n°29 Seul le nafs impur blĂąme autrui. Câest pourquoi se blĂąmer soi-mĂȘme est une solution. Lorsquâon montre une personne du doigt, il y a un doigt qui pointe vers elle, mais il y en a 3 qui pointent nous. Il est bĂ©nĂ©fique de se blĂąmer soi-mĂȘme plutĂŽt que de blĂąmer les autres. Cela ne signifie pas quâil faut endosser la responsabilitĂ© des autres. Si par exemple quelquâun Ă volĂ© quelque chose, on ne va pas se blĂąmer soi-mĂȘme et sâaccuser Ă sa place. Par contre, lors dâune dispute, plutĂŽt que de passer des heures en dĂ©bats et en cris, il suffit de penser et de dire Ok, câest de ma faute ». On se blĂąme, la dispute est terminĂ©e, la relation est prĂ©servĂ©e et cela permet dâatteindre la purification. Si ensuite la personne continue Ă dire Câest de ta faute, etc⊠», son nafs va se renforcer, tandis que le nĂŽtre va diminuer se purifier. Câest Ă nous Ă prendre cette dĂ©cision au moment oĂč lâoccasion se prĂ©sente. Point n°30 Question relative Ă lâĂ©ducation du nafs des enfants. Se rĂ©fĂ©rer Ă lâarticle LâĂ©ducation du Nafs des Enfants Conseils de Sheykh Amran Anguila al-Hafidh Questions / RĂ©ponses Q LâĂąme nafs et lâesprit Ruh sont-ils une seule et mĂȘme chose ? R Lorsque le nafs est purifiĂ©, alors il peut ĂȘtre considĂ©rĂ© dâune maniĂšre imagĂ©e comme Ă©tant esprit », câest la raison pour laquelle certains grands Awlyas comme Sheykh Ad-Darqawi ۱ŰÙ
Ù Ű§ÙÙÙ ou Sheykh Abu Hamid al-Ghazaliyy ۱ŰÙ
Ù Ű§ÙÙÙ ont dĂ©clarĂ©s que lâesprit et lâĂąme nafs Ă©tait une seule et mĂȘme chose, bien quâen rĂ©alitĂ© il sâagisse de deux entitĂ©s distinctes. Câest comme quand on dit dâune personne quâelle est un ange ». Cela ne signifie pas quâelle le soit rĂ©ellement, mais cela signifie que les qualitĂ©s angĂ©liques dominent sa personne. Dâailleurs, dans le Qourâan s39/v42, AllĂąh dit AllĂąh reçoit les Ăąmes au moment de leur mort ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil. » AllĂąh retient donc une partie de nous avec Lui durant la nuit AllÄhu YatawaffĂĄ Al-Anfusa, mais quel est donc la partir restante qui fait que nous soyons toujours en vie, en train de dormir ? Il sâagit du Ruh, de lâesprit, et câest une preuve quâil y a bien deux entitĂ©s distinctes. Il faut savoir que dans le Qourâan, le mot nafs peut parfois ĂȘtre employĂ© pour Ă©voquer lâĂąme, tout comme il peut ĂȘtre Ă©voquĂ© pour parler de la personne entiĂšre », de lâĂȘtre humain complet. Q Le nafs est-il nuisible ? R Non, et câest lĂ une mauvaise comprĂ©hension qui est frĂ©quente alors que la rĂ©alitĂ© est tout autre. Une fois un disciple est venu voir un Sheykh dans le but de se purifier. Il resta deux mois puis demanda au Sheykh la permission de partir. Le Sheykh lui rĂ©pondit que ce nâĂ©tait pas terminĂ© et quâil devait rester encore. LâĂ©lĂšve lui dit alors Merci pour votre aide, mais ce nafs ne sera jamais purifiĂ©. Je suis venu ici, mais il y a encore des choses qui me perturbent, jâai des mauvaises pensĂ©es, des dĂ©sirs, etc. malgrĂ© toutes ces heures de dhikr et de mĂ©ditation. Donc jâabandonne car je nây arriverai jamais. ». Le Sheykh qui Ă©tait un vrai Sheykh accompli, rĂ©pondit Dâaccord, câest toi qui voit, mais avant de partir, faisons une mĂ©ditation ensemble muraqabah pour voir la situation. » Durant la Muraqabah, le Sheykh montra Ă lâĂ©lĂšve son nafs, qui est une entitĂ© sĂ©parĂ©e de son esprit. Donc maintenant, il y a deux personnes », deux entitĂ©s, lâĂ©lĂšve et le nafs que lâĂ©lĂšve visualise en face de lui. Avec le Sheykh, cela fait un total de trois personnes. Alors, le Sheykh sâadresse au nafs de son Ă©lĂšve et lui dit Ă nafs, pourquoi importunes-tu donc mon Ă©lĂšve? Il veut se rapprocher dâAllĂąh. Au final, il te veut du bien Ă toi aussi. Pourquoi le tortures-tu Ă ce point ? » Le nafs rĂ©pondit La rĂ©alitĂ©, câest quâil a volĂ© mes trĂ©sors. Il est venu dans mon royaume et a dĂ©robĂ© ce qui sây trouvait. » Le Sheykh se tourna vers lâĂ©lĂšve et le questionna As-tu entendu ce que ton nafs a dit? Pourquoi le voles-tu et pourquoi vas-tu dans son royaume? » Le disciple rĂ©pondit Câest exactement ce que je disais, mensonge sur mensonge, il est injuste avec moi ! Je suis lĂ depuis 2 mois et je nâai rien qui ne lui appartienne, jâai juste mes affaires avec moi . » Le Sheykh sâadressa alors au nafs de lâĂ©lĂšve et lui dit Regarde, mon Ă©lĂšve est innocent, il dit quâil nâest jamais venu dans ton royaume pour te voler, pourquoi dis-tu cela? Peux-tu prouver ce que tu avances? De quoi sâagit-il quand tu parles de ton Royaume? De quels trĂ©sors parles-tu? » Le nafs rĂ©pondit Mon royaume, câest al-Ghafla lâinsouciance, la nĂ©gligence. » Le Sheykh regarde alors le disciple et lui demande As-tu Ă©tĂ© dans son royaume, tâes-tu engagĂ© dans lâinsouciance? » Le disciple baisse la tĂȘte⊠Heu⊠oui, il mâest arrivĂ© dâĂȘtre insouciant, dâaller dans ce secteur⊠mais je nâai jamais rien volĂ©. » Le Sheykh demande alors au nafs de se justifier et de dire ce qui lui avait Ă©tĂ© volĂ©. Le nafs rĂ©torqua alors Mon trĂ©sor, câest la jalousie, lâarrogance, la haine, les pĂ©chĂ©s, lâusure⊠Tout ça câest mon trĂ©sor, câest mes attributs. Parfois il vient et il boit une petite coupe dâarrogance, parfois il vient et il mange un petit fruit de haine ou de mensonge. Câest bien la preuve quâil me visite et quâil me vole. » Le Sheykh questionna alors le disciple pour savoir si le nafs disait vrai et celui-ci ne pu que reconnaĂźtre quâil sâagissait bien de la vĂ©ritĂ©. Quant au nafs, il se tourna vers le Sheykh et lui dit Ă Sheykh, vous ĂȘtes un homme pieux, votre Ă©lĂšve dĂ©clare que je lui ai fait du tort. Tandis que mon crĂ©ateur qui est aussi votre crĂ©ateur et son crĂ©ateur dit lâopposĂ©. AllĂąh dit dans le Qourâan Cependant, AllĂąh nâest pas tel Ă leur faire du tort; mais ils ont fait du tort Ă eux-mĂȘmes Anfusahum YaĆŸlimĆ«na » [5] ainsi que Ă notre Seigneur, nous avons fait du tort Ă nous-mĂȘmes ĆœalamnÄ AnfusanÄ Â» [6]. AllĂąh dit bien que les gens font du tort Ă leur nafs et non que le nafs leur fait du tort ! De mĂȘme le ProphĂšte Muhammad Ă enseignĂ© Ă ses Compagnons le douâa disant Ă Seigneur ! Je me suis fait beaucoup de tort Ă moi-mĂȘme ⊠» ou traduit autrement Ă Seigneur ! Jâai fait preuve dâinjuste et dâoppression envers mon nafs Zalamnu NafsĂź » [7] Alors, qui allez-vous croire maintenant ĂŽ Sheykh, AllĂąh et Son Messager ou cette personne ? Il me fait du tort, et en plus il est mâaccuse ! » Puis, le nafs rajouta Ă cela un quatriĂšme point Et qui Ă le pouvoir de dĂ©cision ? Qui est assis sur le siĂšge du conducteur ? Moi je nâai aucun pouvoir de dĂ©cision, je ne peux que dĂ©sirer. Jâaime les femmes, jâaime la nourriture, etc. mais je ne peux pas dĂ©cider quoi que ce soit. Qui donc Ă le pouvoir de dĂ©cision sinon lui via son esprit et son intellect ? » Une fois la Muraqabah terminĂ©e, le disciple Ă©tait complĂštement muet. Le Sheykh lui dit alors Maintenant, tu connais la rĂ©alitĂ©, va tâassoir dans ce coin et travaille sur toi-mĂȘme ! » Ce quâil faut retenir de cette histoire, câest que souvent, nous jouons les victimes fasse Ă notre nafs, alors quâen vĂ©ritĂ©, câest lui qui est victime de nos agissements. Câest pour la mĂȘme raison que nos membres tĂ©moigneront contre nous le jour du Jugement, car ils sont les victimes et non les dĂ©cisionnaires et si nous les avons utilisĂ©s dâune maniĂšre injuste, alors ils tĂ©moigneront contre nous. Q Comment diffĂ©rencier les dĂ©sirs de Shaytan de ceux du nafs ? R Quand on parle de Shaytan, il sâagit plutĂŽt de suggestions, car il ne peut pas mettre un dĂ©sir en nous, mais il peut nous suggĂ©rer des pensĂ©es, et les pensĂ©es conduisent aux dĂ©sirs dans le nafs. Pour bien diffĂ©rencier entre les deux si cela vient du nafs, cela se produit encore et encore et encore car le nafs dĂ©veloppe des addictions habitudes. De mĂȘme, les dĂ©sirs du nafs ont toujours Ă voir avec des dĂ©sirs que vous voulez, que vous apprĂ©ciez, car il ressent ce que vous ressentez et vous ressentez ce quâil ressent. Quant Ă Shaytan, il suggĂšre tout un tas de choses, mais qui ne correspondent pas forcĂ©ment Ă ce que nous aimons ou dĂ©sirons. Untel se retrouve Ă voler un portable dont le propriĂ©taire sâest absentĂ© quelques minutes,, alors que ce nâest pas dans ses habitudes de voler. Sheytan Ă suggĂ©rĂ© et Ă la personne a Ă©couter et obĂ©i Ă Sheytan. Si on expose ses faiblesses ouvertement en parlant ou en accomplissant un acte, on prend le risque de les divulguer Ă Shaytan, or il ne faut jamais divulguer ses faiblesses Ă son ennemi, sans quoi il les utilisera contre nous. Q Quelquâun peut-il purifier son nafs seul, sans lâaide dâun Sheykh ? R Il est impossible de purifier complĂštement son nafs seul. Ceux qui y sont parvenus peuvent ĂȘtre comptĂ©s sur les doigts dâune ou deux mains Saydda Maryam, Saydinna al-KhidrâŠ, ainsi que les ProphĂštes et Messagers bien entendu. Pour le reste dâentre nous, le nafs peut nous duper et nous laisser penser quâil est purifiĂ©, mais câest un leurre et nous suivrons ses dĂ©sirs sans mĂȘme nous en rendre compte. Comme lâont dit les Mashaykh, celui qui nâa pas de Sheykh, son Sheykh câest Shaytan. Ensuite, Shaytan nous amĂšne au nafs et le nafs devient alors notre Sheykh. Conseil Ne pensez pas que par vos efforts vous allez atteindre cette purification, câest plutĂŽt AllĂąh qui vous accorde cette purification aprĂšs vos efforts. Q Peut-on purifier tous nos organes dâun seul coup, comme ce fut le cas par exemple pour Sheykh Abd al-Qadir al-Jilaniyy ou bien est-il plus judicieux de les purifier les uns aprĂšs les autres ? R Il faut suivre les instructions de son Sheykh et dâailleurs Saydinna Abd al-Qadir al-Jilaniyy ۱ŰÙ
Ù Ű§ÙÙÙ lâa fait sous les instructions de son Sheykh car il sait ce dont le disciple est capable. Il ne faut pas croire quâaprĂšs avoir lu cet article chacun peut maintenant purifier son nafs seul. Câest comme Ă©couter un cours sur la chirurgie du cĆur ou du cerveau et penser quâĂ la fin on va pouvoir opĂ©rer nous-mĂȘmes. Câest insensĂ©. Ce nâest quâen apprenant et en restant aux cĂŽtĂ©s dâun chirurgien pendant des annĂ©es et des annĂ©es, sous sa supervision directe, qui vous observe et vous corrige si nĂ©cessaire que cela devient possible. Pour le nafs, câest la mĂȘme chose, une personne a besoin de la compagnie Sheykh jusquâau bout du processus que seul le Sheykh pourra dĂ©tecter. Lire Ă ce propos lâarticle Lâimportance de la recherche du MaĂźtre Sheykh de Sheykh al-ArabĂź al-DaraqĂąwĂź Q En Islam, une personne nâest pas censĂ©e dĂ©voiler ses pĂ©chĂ©s Ă autrui, comme faire alors pour communiquer au Sheykh les points qui posent problĂšme ? R Dans ce cas lĂ câest diffĂ©rent, câest une exception, car vous ĂȘtes face Ă celui qui va vous dĂ©livrer le remĂšde pour la guĂ©rison. Ce nâest pas la mĂȘme chose que de raconter ses pĂ©chĂ©s Ă droite et Ă gauche pour sâen vanter. Ici, la personne recherche de lâaide pour guĂ©rir et dans ce cas prĂ©cis, câest permis. Il faut par ailleurs savoir que le Sheykh ne pensera jamais du mal de vous, quelque soit votre problĂšme, il vous aidera sans vous juger. Attention Ă ce type de pensĂ©es nĂ©gatives envers votre Sheykh, car Shaytan les utilise pour vous maintenir Ă©loignĂ© de votre Sheykh et donc de la guĂ©rison. De mĂȘme, les gens ne vont voir leur Sheykh que lorsquâils sâestiment dans un bon Ă©tat, tandis que quand ils sâestiment dans un mauvais Ă©tat, ils le cachent et ne vont pas voir leur Sheykh. Le bon sens voudrait que ce soit plutĂŽt le contraire et que la personne aille consulter son Sheykh justement quand elle rencontre des difficultĂ©s. De la mĂȘme maniĂšre que nous allons voir le mĂ©decin lorsque notre santĂ© est mauvaise et non lorsque tout va bien. Par ailleurs, il nâest pas nĂ©cessaire de divulguer en dĂ©tail le problĂšme. Si par exemple ça concerne le fait de regarder les femmes ou la pornographie, la personne peut simplement dire au Sheykh Jâai un problĂšme avec mes yeux », et le Sheykh donnera ensuite le remĂšde qui conviendra. De mĂȘme si on a de mauvaises pensĂ©es, il nâest pas utile de prĂ©ciser laquelle, il suffira inshaa Allah de dire Jâai des mauvaises pensĂ©es », et le Sheykh donnera ensuite le remĂšde qui conviendra. QuâAllĂąh nous accorde la compagnie dâun Sheykh Ă©ducateur et nous accorde le succĂšs complet dans cette bataille contre le nafs et contre Shaytan. Wa AllĂąhou aâalam Notes RĂ©f principale Mawnala Sheykh Ahmad Dabbagh et Ustadh Uthman Miah Tariqah Muhammadiyah, quâAllĂąh les prĂ©serve. [1] Pour mieux comprendre ce passage, lire lâarticle suivant Aperçu de la RĂ©alitĂ© Muhammadienne al-Haqiqat ul-Muhammadiyya [2] A ce propos, AllĂąh dit dans le Qourâan Acquitte-toi des obligations de la Religion en vrai croyant et selon la disposition naturelle quâAllah a donnĂ©e aux hommes, en les crĂ©ant. Il nây a pas de changement dans la CrĂ©ation dâAllah. Voici la Religion immuable ; mais la plupart des hommes ne savent rien ». [s30,v30] De mĂȘme, il est rapportĂ© que le Messager dâAllĂąh ï·ș Ă dit Chaque enfant naĂźt avec une Fitra pure et saine qui peut-ĂȘtre par la suite, dĂ©formĂ©e par lâinfluence de lâenvironnement ou de lâĂ©ducation. » Boukhari et Mouslim [3] Source [4] Qourâan, s89, v27 Ă 30 [5] Qourâan, s29, v40 [6] Qourâan, s7, v23 [7] Bukhari
Non ! Ce ne sera pas encore un dictionnaire du JudĂ©o-arabe mais un mĂ©lange de mots Tunes dont nous avons rĂ©vĂ©lĂ© la spĂ©cifitĂ© par rapport aux autres dialectes arabes. Ce ne sont pas non plus des mots empruntĂ©s Ă dâautres langues courantes. Quand on a parlĂ© cette langue au jour le jour, pas seulement avec la grand-mĂšre, mais avec ses parents et avec ses amis, on sâaperçoit plus tard, quâelle nâĂ©tait pas comme les autres dialectes. Ceux qui avaient choisi IsraĂ«l comme domicile lâont vu assez vite, au contact de certains immigrants qui Ă©taient originaires dâautres pays arabes. Ces diffĂ©rences commencent dâabord par notre accent marquĂ© par une nonchalance musicale qui fait le succĂšs de Michel Boujnah et a fait celui de Elie Kakou. Parmi mes connaissances, jâai remarquĂ© que les traces de cet accent subsistent aujourdâhui, beaucoup plus, chez les Tunes de France que chez les autres. En IsraĂ«l par exemple, on en retrouve trĂšs peu. Il y a beaucoup de tunisiens qui sans le vouloir ont pris un accent presque marocain, sĂ»rement Ă cause du nombre de voisins ressortissants de ce pays. On sait que dĂšs quâun Tune commence Ă parler lâArabe, on peut tout de suite deviner sâil est Juif ou Arabe et sâil est de Tunis ou dâailleurs. Certains disaient quâils peuvent exactement nommer la ville dâoĂč il vient. Par exemple si vous dites BABAILLEâ pour dire papa câest que vous venez du Sud, parce quâĂ Tunis on dit BABAâ. . Lâaccent nâĂ©tant pas exactement le sujet principal ici, voyons certains mots qui nâexistent que chez nous, indĂ©pendamment de leur exactitude linguistique ou de leurs origines. Câest la vie avec les diffĂ©rentes communautĂ©s en IsraĂ«l qui a permis dâentendre toute la palette de dialectes parlĂ©s par les autres immigrants. Bien sur le plus entendu Ă©tait lâArabe des marocains. Pour nous il Ă©tait le moins comprĂ©hensible de tous les autres. SubmergĂ©s par cette communautĂ©, certains tunisiens lâont bien assimilĂ©. Ce creuset de presque tous les dialectes arabes nous a montrĂ© que notre langue contient des mots qui lui sont bien Ă elle. Certains peuvent mĂȘme fĂącher votre interlocuteur. Jâai pu mâen apercevoir personnellement quand jâĂ©tais en route pour IsraĂ«l. CâĂ©tait au camp dâArĂ©nas, en 1957. Ce camp, prĂšs de Marseille oĂč lâAgence Juive rassemblait les juifs dâAfrique du Nord, avant de les embarquer vers IsraĂ«l. Il y avait une majoritĂ© de marocains dont, le rabbin temporaire du camp. Le Shabbat, ce monsieur avait refusĂ© dâinviter un Cohen tunisien Ă lire la Thora, parce quâil se prĂ©nommait HâOUANI. Il sâest avĂšrĂ© que la racine de ce verbe, en marocain, voulait dire faire lâamour ». On nous expliqua que HâOUANI se traduisait il a couchĂ© avec moiâ. Ainsi que pour les prĂ©noms qui veulent dire petit poissonâ HOUITAâ jâai couchĂ© avec elle et celui de HâOUATOUâ elle a couchĂ© avec lui. Ces prĂ©noms Ă©taient trĂšs populaires dans le Sud tunisien. Ma mĂšre a du rebaptiser le four tunisien des FTAYER, quâelle avait construit Ă la Maaâbara, de TABOUNA en marocain le sexe fĂ©minin en FARN qui veut aussi dire four. Un autre malentendu avec les marocains est le verbe AâABBI qui en tune veut dire remplirâ et en marocain câest prendreâ. Le mot TAHâANNA, cocueâ chez les Tunes, veut dire en HĂ©breu, stationâ. Ce qui a menĂ© de nouveaux immigrants Tunes, Ă Ă©viter de demander Ă un Ă©tranger oĂč se trouve la station des autobus ? » Les boulettes quâon appelle MAHâSHI Ă Tunis, sont des KEFTAS au Sud, lĂ oĂč le boyau farci sâappelle MAHâSHI au lieu de AâSBANNA dans la capitale. La AâSBANNA du sud, est une botte de petites piĂšces intĂ©rieures du mouton, liĂ©es par un cordon dâintestin grĂȘle. Allez vous retrouver dans tout cela quand vous dĂ©mĂ©nagez Ă Tunis, venant du Sud. Mais notre langue fait aussi sourire les autres communautĂ©s. Nous possĂ©dons plusieurs mots en forme de 2 syllabes dont seules les consonantes varient, tandis que les voyelles sont toujours AOU. Pour ne citer que quelques-uns AâLLOUCH mouton, HâALLOUF cochon, CARMOUCH figue, FAKOUCH concombre, KATTOUCH chat⊠Il y a aussi ceux de 3 syllabes et dont le son est AOUA comme DABOUZA bouteille HâARBOUCHA pilule, KHANFOUCHA hanneton MAGHMOUMA ratatouille etc⊠Dâautres noms ont un peu perdu leur position par rapport Ă lâorigine arabe, Ă lâHĂ©breu ou Ă la plupart des autres dialectes, comme par exemple Le potiron en tune KRAAâ, en arabe dallaaâ en hĂ©breu delaaât La pastĂšque en tune DALLAAâ, en arabe batikh en hĂ©breu avatyahâ Le melon, en tune BATIKH, en arabe shammam en hĂ©breu melon Au Sud on appelait SHAMMAM, les petits melons trĂšs odorants de la taille dâune pomme. Mais Ă mon avis, le mot le plus Ă©trange qui nâexiste dans aucun autre dialecte et dont lâorigine mâa beaucoup intriguĂ© est le verbe quâon emploie uniquement Ă Tunis et chez les juifs. On dit AKSHAAâ pour dire regarde. Pour le verbe connaĂźtreâ ou savoirâ, on dit Ă Tunis YAAâKAL dont la source viendrait plutĂŽt du mot sage AâAKAL. Peut ĂȘtre voulait-on accentuer le fait que la connaissance rend sage ? ! On dit par exemple ENTI TAAâKAL FLENN ?â connais-tu Untel ?. Il y a une petite injure quâon adresse gĂ©nĂ©ralement aux fanfarons ou autres emmerdeurs, YA BAâAYBAK. Lâantipathique nâest pas trĂšs aimĂ©, on lâappelait le RKIK, le BLID, ou celui qui a le sang lourd DAMOU TKIL. Sâil avait du toupet, on disait AâANDOU BLATTA. Certains emploient souvent le mot ZEKSH sans savoir, peut ĂȘtre, que ce mot est une façon de travestir un gros mot dont le suffixe Bâ a Ă©tĂ© remplacĂ© par KSHâ. De mĂȘme on appelle le zizi, MANGALAâ comme la montreâ va savoir pourquoi ?. DâoĂč le fait que certains larrons, Ă qui vous demandez lâheure, vous rĂ©pondront MANGALTI OUAKFA dans un sens, ma montre est arrĂȘtĂ©e, dans lâautre je suis en Ă©rection. Une autre perle câest le nom quâon donne au train. Si certains disent TRINOU, dâautres ont adoptĂ© le nom français et disent CHMENDIFIR chemin de fer. Lâautomobile porte plus dâun nom entre autres, TOUNOUBIL, ou CARAHBA qui fut sĂ»rement umpruntĂ© Ă lâArabe, oĂč cahrabaâ veux dire Ă©lectricitĂ©â, qui se dit en Tune, TRICHITI. La Syrie se retrouve dans quelques noms HâALBIYA littĂ©ralement originaire de Alep, Syrie est la gargoulette. HâALWA SHAMIYA hâalwa Syrienne est la Halva. SOURY personne qui habite la Syrie veut dire en Tune europĂ©en, moderne. ROUMY Romain veut dire ChrĂ©tien. Notre chĂšre HARISSA de la source moudreâ reprĂ©sente, en Tune, au moins 3 sortes dâĂ©lĂ©ments, tous liĂ©s Ă la bouffe. La plus connue est bien sure cette pĂąte de piments rouges, Ă©picĂ©e, que nous ajoutons Ă toutes les saucesâ. La 2e câest le dĂ©jeuner du samedi qui a cuit toute la veille au four et qui contient des grains de blĂ©, qui ont Ă©tĂ© frappĂ©sâ au pilon pour en soustraire lâĂ©corce.. La 3e câest HARISSAT-ELLOUZ, qui est un gĂąteau fait dâamendes moulues et de semoule, baignĂ© de miel et, des fois, du beurre. SHEBALA est le nom que nous donnons Ă une fontaine, quâelle soit privĂ©e ou publique. Nous appelons le citron KARESS aigre, en Arabe Lamounâ et le citron doux LIM-AHâLOU. BOUTAKALA lourde est le chou-rave, en IsraĂ«l Colorabi Un Tunisois dira AâARBA pour le chiffre 4 et non ARBAAâA comme les gens du Sud ou dâailleurs. On comptait surtout par douzainesâ, TOUZINA, ou bien par des multiples de 4, qui se dit HâARA. Par exemple pour dire 30, on dit, SEBAâA HYAR OU ZOUZ. 7X4+2. Les plus belles perles sont celles qui se relatent Ă la superstition et surtout au mauvais Ćil. On y croyait beaucoup, et tout compliment devait ĂȘtre prĂ©cĂšde par une phrase de protectionâ, autrement il serait considĂ©rĂ© comme un effet dâenvie et de jalousie et pourrait nuire Ă celui qui le reçoit. Si vous oubliez cela, votre interlocuteur ne vous laissera pas passer et il vous le montrera. Les meilleures protections contre le mauvais Ćil sont surtout le chiffre 5 et le poisson, la KHAMSA et la HâOUTA. Si vous devez quand mĂȘme utiliser le chiffre 5 ou lâun de ses multiples, vous direz AâD-YEDDEQ compte ta main, tes 5 doigts. Pour 10, on dira AâD-YEDDEQ MARTEIN 2 fois les doigts de ta main, pour 15, AâD-YEDDEQ TLAT MARRATT etc⊠Pour le poisson, on dira toujours FIJLAAâDOU raccourci de FI OUJ LAAâDOU, sur le visage de lâennemi. Certains sont sensibles au mot Ćuf âquâon appelle AâDMA, il vaut mieux utiliser KALB-LAAâDOU, le cĆur de lâennemi. Dans la pĂ©riode prĂ©-TV-Satellites nous entendions, Ă la radio, lâArabe littĂ©raire, ou bien celui parlĂ© en Egypte, de par les films et surtout les chansons. Des vagues dâimmigrations de Juifs Libyens, venus Ă Tunis, nous ont montrĂ© quâon y parlait un arabe peu diffĂ©rent du notre, et qui ressemblait Ă celui des gens du Sud. Il devait sĂ»rement contenir quelques-unes de ces perles. Il y a plusieurs autres curiositĂ©s linguistiques de ce genre dans la langue des Tunes, toute contribution serait la bienvenue. A suivreâŠ. Avraham Bar-Shay Benattia absf
dou a contre le mauvais oeil en arabe