đȘïž Article 15 Du Code De ProcĂ©dure Civile
224arrĂȘts publiĂ©s dans la base de donnĂ©es. 238 alinĂ©a 2 du Code Civil, nonobstant les dispositions de l'alinĂ©a prĂ©cĂ©dent, le divorce est prononcĂ©LA COUR DE CASSATION, PREMIĂRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrĂȘt suivant : Sur le moyen unique : Vu les articles 247, 247-1 et 247-2 du code civil, ensemble l'article 1077 du code de procĂ©dure civile ; Attendu,
LedĂ©cret rĂ©formant la procĂ©dure civile a dĂ©fini les modalitĂ©s dâappliation patiues de la procĂ©dure sans audience en procĂ©dure Ă©crite ordinaire (articles 752 et 799 du CPC) et en procĂ©dure orale ordinaire (article 828 du CPC). Le prĂ©sent dĂ©cret Ă©tend le hamp dâappliation de ette poĂ©due et en pĂ©ise le dĂ©oulement. a.
Codede procédure civile : article 1144 à 1148-3 Procédure de divorce par consentement mutuel par acte sous signature privée contresigné par avocats, déposé au rang des minutes d'un notaire
LesrÚgles générales d'un procÚs civil. 24/02/2021 - mise à jour : 19/03/2021. Principe du contradictoire, communication de piÚces, objet du litige, comparution, mode de preuves.ces notions constituent les principes directeurs du procÚs civil et sont définies aux articles 1 à 24 du code de procédure civile.
laffaire est soit jugée par le bureau de jugement en formation restreinte conformément à l'article L. 1454-1-3 du Code du travail, soit renvoyée à une autre audience du bureau de jugement en formation restreinte. La fiche de la direction des affaires civiles et du Sceau "La procédure prud'homale : conciliation et
Maisla Cour de cassation a opportunĂ©ment jugĂ©, bien que son arrĂȘt nâait pas Ă©tĂ© publiĂ© au Bulletin, que lâarticle 961 du code de procĂ©dure civile Ă©tait destinĂ© Ă la sauvegarde des droits des parties, laquelle est assurĂ©e par les mentions de lâarticle 960, alinĂ©a 2 du code de procĂ©dure civile , et quâune rĂ©gularisation pouvait avoir lieu tant que le juge nâavait pas
Nouvelarticle 175 du code de procĂ©dure pĂ©nale relatif Ă la clĂŽture de lâinformation. La loi de programmation 2018-2022 et de rĂ©forme pour la justice promulguĂ©e le 23 mars 2019 a modifiĂ© de nombreuses dispositions sur le plan pĂ©nal. Les dispositions sont dâapplications immĂ©diates, diffĂ©rĂ©es ou Ă compter du 25 mars 2020. La clĂŽture de lâinformation, rĂ©gie par
Projetde loi no 54 LOI PORTANT RĂFORME DU CODE DE PROCĂDURE CIVILE LE PARLEMENT DU QUĂBEC DĂCRĂTE CE QUI SUIT: 1. Le Code de procĂ©dure civile (L.R.Q., chapitre C-25) est modifiĂ© par lâinsertion, aprĂšs lâarticle 4, des suivants: «4.1. Les
leCode de ProcĂ©dure civile et, en matiĂšre pĂ©nale, celles Ă©dic-tĂ©es par le Code de ProcĂ©dure pĂ©nale, le tout sous rĂ©serve de lâapplication des rĂšgles de pro- cĂ©dure particuliĂšres instituĂ©es par les lois et rĂšglements. Article 40 Toutes les juridictions sont assistĂ©es dâun ou de plusieurs greffiers en chef nommĂ©s par dĂ©cret chargĂ©s de tenir la plume aux audiences, de
mentiondu sexe Ă l'Ă©tat civil ; â DĂ©cret n° 1974-449 du 15 mai 1974 modifiĂ© relatif au livret de famille. Annexes : 2 Lâarticle 56 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siĂšcle, publiĂ©e au Journal officiel du 19 novembre 2016, dĂ©judiciarise la procĂ©dure de changement de prĂ©nom en la confiant Ă lâofficier de lâĂ©tat civil, le juge
codede procĂ©dure civile; bulletin officiel n° 3771 du 15 joumada I 1405 (6 fĂ©vrier 1985); p. 72; 21- Dahir n° 1-80-348 du 11 rejeb 1402 (6 mai 1982) portant promulgation de la loi n° 24-80 modifiant lâalinĂ©a 1er de lâarticle 47 du code de procĂ©dure civile; bulletin officiel n° 3636 du 15 ramadan 1402 (7 juillet 1982); p. 350; 22- Dahir n° 1-78-952 du 20 joumada I 1399 (18 avril
SylviePierre-Maurice. ProcĂ©dure sur requĂȘte : l'interprĂ©tation pragmatique de l'article 495, alinĂ©a 3, du code de procĂ©dure civile. Recueil Dalloz, Dalloz, 2017, pp.1540. halshs-01844124
PassĂ©ce dĂ©lai de 4 mois, la dĂ©chĂ©ance du pourvoi est encourue (article 978 du code de procĂ©dure civile). AprĂšs la notification du mĂ©moire ampliatif au dĂ©fendeur, lâavocat au Conseil d'Ătat et Ă la Cour de cassation de ce dernier dispose dâun dĂ©lai de 2 mois pour envoyer le mĂ©moire en dĂ©fense (les arguments en dĂ©fense) par voie dĂ©matĂ©rialisĂ©e au greffe de la Cour.
Larticle 1137, alinĂ©a 1, du Code de procĂ©dure civile permet de saisir un juge aux affaires familiales en la forme des rĂ©fĂ©rĂ©s. Le juge est saisi en la forme des rĂ©fĂ©rĂ©s et non en rĂ©fĂ©rĂ©s. Cette prĂ©cision a son importance. Une saisine en la forme des rĂ©fĂ©rĂ©s permet de combiner les effets dâune assignation classique et dâune
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3yEC0NC. Dans les cas prĂ©vus aux articles 515-9 et 515-13 du code civil, le juge est saisi par une requĂȘte remise ou adressĂ©e au greffe. Outre les mentions prescrites par l'article 57 du prĂ©sent code, la requĂȘte contient un exposĂ© sommaire des motifs de la demande et, en annexe, les piĂšces sur lesquelles celle-ci est fondĂ©e. Ces exigences sont prescrites Ă peine de nullitĂ©. Le juge rend sans dĂ©lai une ordonnance fixant la date de l'audience. A moins qu'il ne soit l'auteur de la requĂȘte, le ministĂšre public est aussitĂŽt avisĂ© par le greffier du dĂ©pĂŽt de la requĂȘte et de la date de l'audience fixĂ©e par le juge aux affaires familiales. Cette ordonnance prĂ©cise les modalitĂ©s de sa notification. Copie de l'ordonnance est notifiĂ©e 1° Au demandeur, par le greffe, par tout moyen donnant date certaine ou par remise en mains propres contre Ă©margement ou rĂ©cĂ©pissĂ© ; 2° Au dĂ©fendeur, par voie de signification Ă l'initiative a Du demandeur lorsqu'il est assistĂ© ou reprĂ©sentĂ© par un avocat ; b Du greffe lorsque le demandeur n'est ni assistĂ© ni reprĂ©sentĂ© par un avocat ; c Du ministĂšre[...]
Dans le cadre de la procĂ©dure dâappel Ă bref dĂ©lai, lâabsence de notification par lâappelant de sa dĂ©claration dâappel Ă lâavocat que lâintimĂ© a prĂ©alablement constituĂ©, dans le dĂ©lai de 10 jours de la rĂ©ception de lâavis de fixation adressĂ© par le greffe, nâest pas sanctionnĂ©e par la caducitĂ© de sa dĂ©claration dâappel. Par deux avis rendus le 12 juillet 20181, la deuxiĂšme chambre civile de la Cour de cassation sâest prononcĂ©e sur la question de savoir si, dans le cadre de la procĂ©dure dâappel Ă bref dĂ©lai des articles 905 et suivants du Code de procĂ©dure civile, la sanction de la caducitĂ© devait sâappliquer dans lâhypothĂšse oĂč lâappelant a manquĂ© Ă son obligation de notifier, dans les 10 jours de la rĂ©ception de lâavis de fixation adressĂ© par le greffe, sa dĂ©claration dâappel Ă lâavocat que lâintimĂ© a constituĂ© entre-temps. La Cour de cassation a ainsi considĂ©rĂ© quâ en application de lâarticle 905-1, alinĂ©a 1, du Code de procĂ©dure civile, lâobligation faite Ă lâappelant de notifier la dĂ©claration dâappel Ă lâavocat que lâintimĂ© Ă prĂ©alablement constituĂ©, dans le dĂ©lai de 10 jours de la rĂ©ception de lâavis de fixation adressĂ© par le greffe nâest pas prescrite Ă peine de caducitĂ© de cette dĂ©claration dâappel ». Pour mĂ©moire, la procĂ©dure dâappel Ă bref dĂ©lai, appelĂ©e circuit court », est notamment mise en Ćuvre lorsque lâappel est relatif Ă une ordonnance de rĂ©fĂ©rĂ© ou Ă lâencontre dâun jugement rendu par le juge de lâexĂ©cution. En pratique, une fois la dĂ©claration dâappel rĂ©gularisĂ©e, le greffe adresse alors Ă chacun des intimĂ©s, par lettre simple, un exemplaire de la dĂ©claration dâappel avec lâindication de lâobligation de constituer avocat. ParallĂšlement, le premier prĂ©sident dĂ©signe la chambre Ă laquelle lâaffaire est distribuĂ©e. Puis, le prĂ©sident de cette chambre va orienter lâaffaire vers le circuit court et fixer une date dâaudience Ă bref dĂ©lai. Le greffe en avise les avocats constituĂ©s par le biais de la communication dâun avis de fixation. Si lâavocat dâun des intimĂ©s nâest pas constituĂ© Ă cette date, câest Ă lâappelant quâil revient, conformĂ©ment Ă lâarticle 905-1, alinĂ©a 1er, du Code de procĂ©dure civile de signifier Ă lâintimĂ© non constituĂ© » la dĂ©claration dâappel dans les 10 jours de la rĂ©ception de lâavis de fixation Ă peine de caducitĂ© de la dĂ©claration dâappel relevĂ©e dâoffice. Ainsi, le dĂ©faut de diligence de lâappelant qui manquerait de procĂ©der Ă cette signification sera sanctionnĂ© lourdement puisque celui-ci ne sera plus recevable Ă former un appel principal contre le jugement vis-Ă -vis de la mĂȘme partie, sa dĂ©claration dâappel ayant Ă©tĂ© frappĂ©e de caducitĂ©. NĂ©anmoins, si entre la rĂ©ception de lâavis et lâexpiration du dĂ©lai de 10 jours, lâintimĂ© dĂ©faillant constitue avocat, lâappelant nâest plus contraint de signifier la dĂ©claration dâappel mais il est tenu de la notifier Ă lâavocat constituĂ©, câest-Ă -dire par le biais du RPVA. En pratique, la constitution de lâavocat de lâintimĂ© dĂ©faillant peut intervenir Ă tout moment avant lâexpiration du dĂ©lai de 10 jours de sorte que lâappelant sera enfermĂ© dans un dĂ©lai plus court, et en tout Ă©tat de cause infĂ©rieur Ă 10 jours, pour lui notifier la dĂ©claration. Ă ce sujet, la Cour de cassation estime que sanctionner lâabsence de notification entre avocats de la dĂ©claration dâappel dans le dĂ©lai de lâarticle 905-1, dâune caducitĂ© ⊠constituerait une atteinte disproportionnĂ©e au droit dâaccĂšs au juge consacrĂ© par lâarticle 6, § 1, de la Convention de sauvegarde des droits de lâHomme et des libertĂ©s fondamentales ». Pour justifier son avis, la Cour de cassation, aprĂšs avoir rappelĂ© la teneur des articles 905-1, alinĂ©a 1, et 902, alinĂ©a 1, du Code de procĂ©dure civile, prĂ©cise que lâobligation faite Ă lâappelant de signifier la dĂ©claration dâappel Ă lâintimĂ© tend Ă remĂ©dier au dĂ©faut de constitution de ce dernier en vue de garantir le respect du principe de la contradiction. Câest la raison pour laquelle lâacte de signification de la dĂ©claration dâappel doit rappeler que lâintimĂ© qui ne se constitue pas dans les 15 jours suivant cet acte sâexpose Ă ce quâun arrĂȘt soit rendu contre lui sur les seuls Ă©lĂ©ments fournis par son adversaire. Ainsi, une fois que lâintimĂ© est constituĂ©, cet objectif recherchĂ© par la signification de la dĂ©claration dâappel est atteint ». En outre, la Cour rappelle que lâarticle 905-1 du Code de procĂ©dure civile nâimpose pas que la notification de la dĂ©claration dâappel entre avocats contienne dâautres informations dâautant que le greffe transmet lâavis de fixation Ă bref dĂ©lai Ă lâavocat de lâintimĂ© dĂšs que celui-ci est constituĂ©. Reste dĂ©sormais Ă attendre les prochains arrĂȘts de la Cour de cassation pour vĂ©rifier si cet avis sera effectivement suivi par les juges de la haute juridiction tant dans le cadre de lâarticle 905-1 du Code de procĂ©dure civile que dans le dans le cadre de lâarticle 902 du Code de procĂ©dure civile, du circuit long ».
Le rĂ©fĂ©rĂ©-provision une obligation sĂ©rieusement non contestable. La procĂ©dure de rĂ©fĂ©rĂ©-provision, disposĂ©e Ă lâarticle 809 du Code de procĂ©dure civile, permet Ă une partie de rĂ©clamer le rĂšglement, sans mĂȘme quâun procĂšs sur le fond du litige nâintervienne Contrairement aux autres types de rĂ©fĂ©rĂ©s, il est ici inutile d'invoquer et de prouver l'urgence qu'il y aurait Ă©ventuellement de recouvrer la crĂ©ance. L'octroi d'une provision est subordonnĂ© Ă ce que l'existence de l'obligation dont se prĂ©vaut le demandeur ne soit pas sĂ©rieusement contestable, permettant lâoctroi dâune provision au crĂ©ancier, ou ordonner lâexĂ©cution de lâobligation mĂȘme sâil sâagit dâune obligation de faire. Cependant, sâil est tentant de recourir Ă une procĂ©dure en rĂ©fĂ©rĂ© en provision, il faut prendre conscience des limites du rĂ©fĂ©rĂ©. Dâune part, au regard du caractĂšre non contestable de lâobligation, notion ambigu, et dâautre part, au regard de la limite du pouvoir du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s. Le caractĂšre non contestable de lâobligation Toute la question est de dĂ©terminer ce quâest une obligation non sĂ©rieusement contestable ». Sur ce point, le code de procĂ©dure civile ne prĂ©voit aucune dĂ©finition. Ainsi il convient de se rĂ©fĂ©rer Ă la jurisprudence pour les illustrations. Il est admis de façon gĂ©nĂ©rale que cette condition sâapprĂ©cie au regard de lâĂ©vidence de la crĂ©ance en cause voir en ce sens Cass, Civ. 2e, 4 juin 2015, n° laquelle doit apparaĂźtre incontestable. Ainsi est une obligation non sĂ©rieusement contestable, lâobligation qui ne peut raisonnablement faire de doute dans lâesprit du juge ». Il doit sâagit dâune crĂ©ance manifestement sĂ©rieuse, un examen superficiel de lâaffaire doit lui permettre de dĂ©terminer quelle obligation est en cause, et quelle personne est manifestement dĂ©bitrice de cette obligation. A titre dâexemple, a Ă©tĂ© jugĂ© de contestation non sĂ©rieusement contestable En matiĂšre dâaccident de la circulation, lâobligation pour lâautomobiliste impliquĂ© », responsable de plein droit, doit indemniser la victime ; En matiĂšre de troubles de voisinage, mĂȘme si lâaction vise les articles 544 et 1382 du Code civil, il sâagit dâune responsabilitĂ© de plein droit qui est mise Ă la charge du voisin, auteur des troubles ; La responsabilitĂ© de plein droit Ă©galement qui pĂšse sur les locateurs dâouvrage au sens de lâarticle 1792-1 du Code civil qui peuvent ĂȘtre condamnĂ©s Ă une provision dĂšs lors quâune expertise a pu constater les dommages. A lâinverse, a Ă©tĂ© jugĂ© de contestation sĂ©rieusement contestable En matiĂšre dâassurance, la question de lâinterprĂ©tation dâune clause ambigĂŒe de la police dâassurance rĂ©vĂšle de la notion de contestation sĂ©rieuse, ce qui est le cas quand elle concerne le point de dĂ©part de la garantie voir en ce sens Cass, 1e Civ, 11 mai 1982 n° Lâabsence de certaines mentions dans un contrat de mandat Ă une agence immobiliĂšre, Ă des fins de vendre un appartement, constitue une contestation sĂ©rieuse Voir en ce sens, Cass, Civ. 1re, 6 juill. 2016, n° En lâespĂšce, les juges de fonds avait qualifiĂ© lâobligation de non sĂ©rieusement contestable, au motif que lâabsence de ces mentions ne constituait pas une nullitĂ© en application des textes en vigueur Ă la date de conclusion du mandat. Cependant la Cour de cassation a censurĂ© la dĂ©cision est censurĂ©e, au visa de lâalinĂ©a 2 de lâarticle 809 du Code de procĂ©dure civile, en rappelant que lâobligation inexĂ©cutĂ©e nâavait pas atteint le degrĂ© dâĂ©vidence nĂ©cessaire dĂšs lors que le juge sâĂ©tait interrogĂ© sur la validitĂ© du contrat invoquĂ©. Ainsi ce dernier arrĂȘt permet dâillustrer une autre limite du rĂ©fĂ©rĂ©-provision, qui est le pouvoir du juge rĂ©fĂ©rĂ©. Limites du pouvoir du juge-rĂ©fĂ©rĂ© Au regard des faits de lâarrĂȘt prĂ©cĂ©demment citĂ©, on peut voir la limite du pouvoir du juge rĂ©fĂ©rĂ©. Il ne peut trancher la question au fond. Cependant la notion mĂȘme dâ obligation non sĂ©rieusement non contestable » relĂšve Ă la fois dâune question de fait et de droit. La Cour de Cassation va alors intervenir, procĂ©dant Ă un contrĂŽle normatif portant sur l'interprĂ©tation ou l'application de la rĂšgle de droit et sur la qualification des faits. Ce contrĂŽle est justifiĂ© au regard de la nature des mesures provisoires. En effet, si celles-ci ne sont pas revĂȘtues de l'autoritĂ© de la chose jugĂ©e, elles sont pourtant exĂ©cutoires de plein droit et peuvent avoir de graves rĂ©percussions Ă l'Ă©gard de la personne condamnĂ©e. In fine, le critĂšre de lâarticle 809, alinĂ©a 2, de code de procĂ©dure civile fournit une bonne illustration de ce qui distingue un juge du provisoire et un juge du principal. Lâun peut statuer sur des mesures qui apparaissent nĂ©cessaires au regard de la spĂ©cificitĂ© de la situation obligation non sĂ©rieusement contestable mais aussi urgence, trouble manifestement illicite, dommage imminent, etc., et lâautre peut dĂ©finitivement fixer les droits des parties. Vous pouvez me poser vos questions sur conseiller Joan DRAY Avocat Ă la Cour joanadray 76/78 rue Saint-Lazare 75009 PARIS TEL FAX
Lâadoption simple se distingue de lâadoption plĂ©niĂšre en ce quâelle laisse subsister les liens de lâadoptĂ© avec sa famille dâorigine. Ses conditions sont, hormis ce point, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale identiques Ă celles applicables Ă lâadoption plĂ©niĂšre. I â Les conditions de lâadoption simple Les conditions de lâadoption simple sont les suivantes. Les conditions de lâadoption simple relatives Ă la personne de lâadoptant Lâadoption simple peut ĂȘtre demandĂ©e par un couple ou une personne seule. Les Ă©poux doivent ĂȘtre non sĂ©parĂ©s de corps, mariĂ©s depuis plus de deux ans ou ĂągĂ©s lâun et lâautre de plus de 28 ans. article 343 du Code Civil. Lorsque lâadoption simple est demandĂ©e par une personne seule, lâadoptant doit ĂȘtre ĂągĂ© de plus de 28 ans hormis lorsque lâadoption concerne lâenfant de son conjoint. article 343 et 343-1 du Code Civil. En cas dâadoption dâun enfant pupille de lâĂ©tat, dâun enfant remis Ă un organisme autorisĂ© pour lâadoption ou dâun enfant Ă©tranger, sâil nâest pas lâenfant du conjoint de lâadoptant, lâarticle 353-1 du Code Civil prĂ©cise que le Tribunal est tenu de vĂ©rifier que les requĂ©rants ont obtenu un agrĂ©ment. Si lâagrĂ©ment a Ă©tĂ© refusĂ© ou nâa pas Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© dans le dĂ©lai lĂ©gal, le tribunal peut nĂ©anmoins prononcer lâadoption simple sâil estime que les requĂ©rants sont aptes Ă accueillir lâenfant et que celle-ci est conforme Ă son intĂ©rĂȘt. » Si lâadoptant a des enfants, le tribunal sera tenu de vĂ©rifier que lâadoption nâest pas de nature Ă compromettre la vie familiale. article 353-2 du Code Civil. Enfin, si lâadoptant dĂ©cĂšde, aprĂšs avoir recueilli lâenfant en vue de son adoption, la requĂȘte pourra ĂȘtre prĂ©sentĂ©e en son nom par le conjoint survivant ou lâun des hĂ©ritiers de lâadoptant. article 353 alinĂ©a 3 du code civil. Les conditions de lâadoption simples relatives Ă la personne de lâadoptĂ© Contrairement Ă lâadoption plĂ©niĂšre, lâadoption simple est permise quel que soit lâĂąge de lâadoptĂ© article 367 al 1er. Ne peuvent en revanche ĂȘtre adoptĂ©s article 347 du Code civil que -les enfants pour lesquels le pĂšre et la mĂšre ou le conseil de famille ont valablement consenti Ă lâadoption, â les pupilles de lâĂ©tat, â les enfants dĂ©clarĂ©s abandonnĂ©s dans les conditions prĂ©vues par lâarticle 350. La condition tendant Ă la diffĂ©rence dâĂąge entre lâadoptant et lâadoptĂ© Lâadoptant doit avoir quinze ans de plus que lâenfant quâil se propose dâadopter. Si ce dernier est lâenfant de son conjoint, la diffĂ©rence dâĂąge nâest que de dix ans. article 344 du Code Civil. Ces dĂ©lais peuvent ĂȘtre rĂ©duits en cas de justes motifs liens dâaffection solides. Les conditions relatives au consentement des parents en cas dâadoption simple Le consentement des parents biologiques est requis lorsque la filiation de lâenfant est Ă©tablie Ă lâĂ©gard de son pĂšre et de sa mĂšre. Si lâun des deux parents est mort ou est dans lâimpossibilitĂ© de manifester sa volontĂ©, voire sâil a perdu ses droits dâautoritĂ© parentale, le consentement de lâautre suffit. Lorsque la filiation de lâenfant nâest Ă©tablie quâĂ lâĂ©gard dâun de ses auteurs, celui-ci peut seul donner son consentement Ă lâadoption. Si les deux parents sont dĂ©cĂ©dĂ©s ou sâils sont dans lâimpossibilitĂ© de manifester leur volontĂ© et/ou ont perdu leur droit dâautoritĂ© parentale, le consentement est donnĂ© par le conseil de famille aprĂšs avis de la personne qui, en fait, prend soin de lâenfant. Il en est de mĂȘme lorsque la filiation de lâenfant nâest pas Ă©tablie. article 348 du Code civil. Le consentement Ă lâadoption simple est donnĂ© devant un notaire français ou Ă©tranger, devant les agents diplomatiques ou consulaires français. Il peut Ă©galement ĂȘtre reçu par le service de lâaide sociale Ă lâenfance lorsque lâenfant lui a Ă©tĂ© remis. article 348-3 du Code Civil Le consentement Ă lâadoption simple peut ĂȘtre rĂ©tractĂ© durant un dĂ©lai de 2 mois par courrier recommandĂ© avec demande dâavis de rĂ©ception adressĂ©e Ă la personne ou au service qui a reçu le consentement. La remise de lâenfant Ă ses parents, sur leur demande, vaut preuve de la rĂ©tractation. En outre, mĂȘme dans lâhypothĂšse oĂč, Ă lâexpiration du dĂ©lai de deux mois, le consentement nâaurait pas Ă©tĂ© rĂ©tractĂ©, les parents peuvent demander la restitution de lâenfant si celui-ci nâa pas dĂ©jĂ Ă©tĂ© placĂ© en vue dâadoption. Si la personne qui lâa recueillie refuse de le rendre, les parents peuvent saisir le tribunal qui apprĂ©ciera, au vu de lâintĂ©rĂȘt de lâenfant, sâil y a lieu dâen ordonner la restitution. Notons article 348-6 du Code civil que le tribunal peut prononcer lâadoption simple, mĂȘme en cas de refus du consentement des parents, lorsquâil est Ă©tabli quâils se sont dĂ©sintĂ©ressĂ©s de lâenfant au risque de compromettre sa santĂ© ou sa moralitĂ©. Le consentement de lâadoptĂ© dans le cadre de lâadoption simple LâadoptĂ© doit consentir personnellement Ă lâadoption sâil est ĂągĂ© de plus de treize ans. article 360 du Code Civil. Par ailleurs, si le mineur Ă©mancipĂ© est capable de tous les actes de la vie civile, il est tenu, en cas dâadoption, de consentir personnellement Ă celle-ci comme sâil Ă©tait mineur. article 413-6 du code civil II â La procĂ©dure applicable Ă lâadoption simple La procĂ©dure de lâadoption simple est une procĂ©dure gracieuse En vertu de lâarticle 1167 du Code Civil, lâaction aux fins dâadoption relĂšve de la matiĂšre gracieuse. La procĂ©dure sera toutefois contentieuse en cas de refus du parent de consentir Ă lâadoption, si ce refus est abusif. Dans ce cas, le parent mis en cause par le tribunal deviendra partie Ă lâinstance. Lâaffaire est instruite en chambre du conseil aprĂšs avis du ministĂšre public article 1170 du code de procĂ©dure civile. La compĂ©tence juridictionnelle en cas dâadoption simple Lâarticle 1166 du Code de procĂ©dure civile dispose que la demande aux fins dâadoption est portĂ©e devant le tribunal de grande instance, qui dispose dâune compĂ©tence exclusive. Le tribunal territorialement compĂ©tent est article 1166 du code de procĂ©dure civile le tribunal du lieu oĂč demeure le requĂ©rant, si celui-ci demeure en France, le tribunal du lieu oĂč demeure la personne dont lâadoption est demandĂ©e si le requĂ©rant demeure Ă lâĂ©tranger, le tribunal choisi en France par le requĂ©rant lorsque celui-ci et la personne dont lâadoption est demandĂ©e demeurent Ă lâĂ©tranger. La loi applicable Ă lâadoption simple Lâarticle 370-3 du Code civil prĂ©cise les conditions de lâadoption sont soumises Ă la loi nationale de lâadoptant ou, en cas dâadoption par deux Ă©poux, Ă la loi qui rĂ©git les effets de leur union. Lâadoption ne peut toutefois ĂȘtre prononcĂ©e si la loi nationale de lâun et lâautre Ă©poux la prohibe. Lâadoption dâun mineur Ă©tranger ne peut ĂȘtre prononcĂ©e si sa loi personnelle prohibe cette institution, sauf si ce mineur est nĂ© et rĂ©side habituellement en France. La procĂ©dure dâadoption simple est introduite par voie de requĂȘte La procĂ©dure dâadoption simple est introduite par requĂȘte par la personne qui se propose dâadopter ou, sâil sâagit dâun couple, conjointement par les deux Ă©poux. La requĂȘte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e six mois au minimum aprĂšs lâaccueil de lâenfant de moins de quinze ans au foyer. article 345 du Code Civil Si lâenfant a plus de 15 ans et a Ă©tĂ© accueilli avant dâavoir atteint cet Ăąge par des personnes qui ne remplissaient pas les conditions lĂ©gales pour adopter, lâadoption pourra ĂȘtre demandĂ©e dans les deux ans suivant sa majoritĂ©. Lorsque lâadoption simple est rĂ©alisĂ©e par lâintermĂ©diaire du service de lâaide sociale Ă lâenfance ou dâun organisme autorisĂ© pour lâadoption, la requĂȘte peut ĂȘtre dĂ©posĂ©e aprĂšs le placement de lâenfant au domicile du requĂ©rant. La requĂȘte doit faire apparaĂźtre que les conditions de lâadoption simple sont rĂ©unies. Devront ĂȘtre annexĂ©s une expĂ©dition des consentements requis ou, le cas Ă©chĂ©ant, une expĂ©dition de la dĂ©cision dĂ©clarant lâenfant abandonnĂ© et si lâenfant a Ă©tĂ© recueilli Ă lâĂ©tranger, les documents administratifs ou judiciaires dĂ©livrĂ©s par les autoritĂ©s Ă©trangĂšres compĂ©tentes accompagnĂ©s dâune traduction officielle. La dĂ©cision prononçant lâadoption simple Lâadoption est prononcĂ©e dans un dĂ©lai de six mois Ă compter de la saisine du tribunal si les conditions requises sont rĂ©unies et si lâadoption est conforme Ă lâintĂ©rĂȘt de lâenfant. article 353 du Code civil Lâaffaire est instruite en chambre du conseil. article 1170 du code de procĂ©dure civile Le tribunal vĂ©rifie lâopportunitĂ© de lâadoption au regard des intĂ©rĂȘts de lâenfant. Il peut, sâil lâestime utile, procĂ©der aux investigations utiles et ordonner la mise en cause de toute personne pouvant lâĂ©clairer ou dont les intĂ©rĂȘts risquent dâĂȘtre affectĂ©s. Si lâadoptĂ© a des descendants, le tribunal vĂ©rifie si son adoption nâest pas de nature Ă compromettre la vie familiale. Il peut procĂ©der Ă lâaudition du mineur qui est de droit si celui-ci en fait la demande article 388 du Code civil. La dĂ©cision prononçant lâadoption produit ses effets Ă compter du jour du dĂ©pĂŽt de la requĂȘte. Elle est notifiĂ©e aux tiers, dont les intĂ©rĂȘts risquent dâĂȘtre affectĂ©s, ainsi quâau ministĂšre public par le secrĂ©taire de la juridiction, par courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception. La dĂ©cision est, Ă lâinitiative du ministĂšre public, transcrite sur les registres dâĂ©tat civil du lieu de naissance de lâadoptĂ©. Lorsque lâadoptĂ© est Ă©tranger, la dĂ©cision est retranscrite sur les registres du service central dâĂtat civil du ministĂšre des affaires Ă©trangĂšres. La transcription tient lieu dâacte de naissance de lâadoptĂ©. III â Les effets de lâadoption simple LâadoptĂ© reste dans sa famille dâorigine et y conserve tous ses droits, notamment ses droits hĂ©rĂ©ditaires. article 364 du Code civil Un droit de visite et dâhĂ©bergement du ou des parents biologiques peut ĂȘtre organisĂ©. Les prohibitions au mariage prĂ©vues aux articles 161 Ă 164 du code civil sâappliquent entre lâadoptĂ© et sa famille dâorigine. Le mariage est Ă©galement prohibĂ© entre lâadoptant, lâadoptĂ© et ses descendants, entre lâadoptĂ© et le conjoint de lâadoptant et, rĂ©ciproquement, entre lâadoptant et le conjoint de lâadoptĂ©, entre les enfants adoptifs du mĂȘme individu, entre lâadoptĂ© et les enfants de lâadoptant. NĂ©anmoins, ces prohibitions peuvent ĂȘtre levĂ©es par dispense du prĂ©sident de la rĂ©publique en cas de causes graves. Lâadoption simple confĂšre le nom de lâadoptant Ă lâadoptĂ© en lâajoutant au nom de ce dernier. article 463 du code civil. Elle nâexerce aucun effet sur la nationalitĂ© de lâadoptĂ© qui conserve sa nationalitĂ© dâorigine. PrĂ©cisons enfin que lâadoption simple peut ĂȘtre rĂ©voquĂ©e pour motifs graves. Elle peut aussi ĂȘtre transformĂ©e en adoption plĂ©niĂšre. MaĂźtre Dominique PONTE Avocat au Barreau de Paris
article 15 du code de procédure civile